Allégories des Quatre Saisons

 


Italie ou France, circa 1800



Terre cuite


Dimensions : Hauteur - Hiver 148 cm, Printemps 158 cm,

                                        Eté 154 cm, Automne 168 cm


Provenance : Collection Privée

 

 

 

 

Nos quatre figures en terre cuite représentent l’allégorie des quatre saisons. Chaque allégorie est incarnée par une jeune femme vêtue de drapé à l’antique soulignant la grâce de leurs corps et révélant leurs épaules. Elles sont accompagnées par des attributs caractéristiques de leur saison.

 

 Le Printemps est dotée d’une couronne de fleurs diverses et tient un bouquet dans sa main droite. L’abondance florale souligne le renouvellement des plantes en cette saison, la plus fertile de l’année.

 L’Été, très similaire au printemps dans sa composition telle une sœur jumelle,  est couronnée de feuillages et tient une branche de laurier, symbole de l’été et de paix, dans sa main gauche.

 L’Automne porte dans sa main droite un panier de raisin. Ce fruit se retrouve également à ses pieds et orne sa tête faisant ainsi référence à la période des vidanges et à la générosité de la récolte. La coupe que l’on voit dans sa main gauche ainsi que le tambourin posé à ses pieds sans oublier son grand sourire évoquent sans doute la festivité  et l’ivresse de cette saison.

 L’Hiver est la seule des quatre allégories à être privée de guirlande dans sa coiffe, couverte alors d’un drapé. Elle tient  un masque de théâtre dans sa main droite et une branche de houx dans sa main gauche. A  son pied droit,  se repose sur un fagot de bois, un pot à feu pour la réchauffer.

 

 

La vogue de l’allégorie dans les beaux arts se développe aux XVIe et XVIIe siècles avec celle des livres d’emblèmes, et connaît son apogée dans l’art baroque souvent inspiré par l’ouvrage encyclopédique de Cesare Ripa, Iconologia (1593).

 

Nos quatre terres cuites sont fidèles dans leur représentation à la tradition d’iconographie profane, à l’exception de L’Hiver habituellement représentée par un vieillard. Le choix de l’artiste de personnifier les quatre saisons par des jeunes femmes souligne l’omniprésence de la nature. En effet, depuis l’héritage antique, les abstractions des saisons sont le plus souvent de genre féminin puisque elles renvoient à Proserpine – la déesse des plantations et de la fertilité du sol.