Kermesse et Noce villageoise

 FAUSTINO BOCCHI

(Brescia, 1659 - Brescia, 1741)

 

Paire de tableaux représentant des scènes de fêtes de village

 

Italie

 

Huiles sur toile

 

 

Dimensions sans le cadre : Hauteur : 95 cm ; Largeur : 122,5 cm

 

Dimensions avec le cadre : Hauteur : 106 cm ; Largeur : 132 cm

 

Provenance : Collection particulière italienne

 

 

 

Faustino Bocchi est un peintre italien de la ville de Brescia, située aux confins de la Lombardie et de la Vénétie, dans laquelle se déroula toute sa carrière. Elève du peintre baroque Angelo Everardi (1647-vers 1680), nommé Fiamminghino, portraitiste, peintre de batailles et de bambochades, Faustino Bocchi est l’artiste d’un genre dont il devient un des spécialistes avec son élève, Enrico Albricci (1714-1775). Bien qu’il soit connu pour les scènes de genre et les « bambochades », Faustino Bocchi a également exécuté des peintures religieuses et des portraits.

Ce goût pour les scènes populaires, la narration burlesque et une observation très attentive de la vie quotidienne rurale est typiquement lombard.

Certaines de ses œuvres sont à rapprocher d’Arcimboldo (1527-1593) avec les accumulations d’objets. D’autres, comme c’est le cas ici avec notre paire de tableaux, sont plus proches de l’univers fantastique de Jérôme Bosch (1450-1516). En effet, Faustino Bocchi a probablement connu le travail de Bosch grâce à des gravures qui étaient très populaires au XVIIe siècle. Toutefois, il a développé un style très personnel dont l’originalité précède le célèbre livre des Voyages de Gulliver de Jonathan Swift écrit en 1721.

 

Notre paire de tableaux représente une kermesse et une noce villageoise animées d’une multitude de petits personnages à la manière des peintres flamands du XVIe siècle.  Ces petits personnages, ressemblant davantage à des Lilliputiens qu’à des nains, sont traités avec humour et nous rappelle que Faustino Bocchi était surtout réputé pour ces « bambochades », petits tableaux ou dessins ayant pour sujet une scène champêtre ou citadine représentant la vie quotidienne du peuple de manière burlesque, proche de la caricature. Dans leurs costumes contemporains, ils singent les mœurs et les manières de l’homme.


Dans le tableau représentant la noce villageoise, le peintre attire d’abord le regard sur les époux qui occupent la place centrale. Une véritable fête a été préparée en leur honneur.  On y voit au premier plan, au centre, deux bouffons dansant et sur la gauche, deux femmes et deux hommes jouant d’un instrument de musique. Les époux sont escortés par un homme ventripotent, vêtu de rouge, probablement un soldat, assis sur un escargot géant tenant dans sa main droite une lance et aussi par deux villageois, chacun assis sur un gros mulot.

Au second plan, sur la gauche, sous une grande tente, a été dressée une table autour de laquelle quelques personnes boivent et mangent tandis que d’autres jouent à vouloir faire tomber un petit personnage qui est maintenu par un énorme oiseau. En haut à droite, un lilliputien vole sur une libellule géante. Nous retrouvons ces différents sujets dans plusieurs tableaux exécutés par Faustino Bocchi conservés au Musée Civique de Padoue en Italie (Inventaire numéro 831), au Musée National de Varsovie en Pologne (Inventaire numéro 1055) et dans des collections privées en Italie.

 

Le second tableau met quant à lui en scène une kermesse au bord d’un lac où l’on peut admirer au centre de la toile quatre personnages dansants se tenant par la main et deux autres jouant de la musique sur un champignon géant. Devant eux, un homme « défroqué » grimpe sur un arbre tentant d’échapper inexorablement à un crocodile et à une horde de pygmées tenant une lance et une paire de ciseaux géante. Il s’agit là aussi de sujets récurrents dans les peintures de Faustino Bocchi que l’on retrouve dans les collections de la Pinacoteca Tosio-Martinengo à Brescia et également dans une collection privée italienne à Milan.

 

 

Très fin coloriste, notre artiste a utilisé pour notre paire de tableaux une dominante de rouge, bleu, blanc et ocre. La répétition de ces tonalités très vives lui permet d’accentuer le caractère rustique, joyeux et chaleureux de ces lilliputiens.

Comme dans la plupart de ses toiles, Faustino Bocchi représente un grand nombre de personnages (on en dénombre ici une trentaine sur chaque tableau) ainsi que des animaux de dimensions surnaturelles tels la libellule, le crocodile, l’escargot, le mulot ou encore l’oiseau qui sont une véritable signature de l’artiste.

Il réduit intentionnellement la taille de ses personnages en vue de les faire paraître ridicule et les utilise pour tourner en dérision les actions des hommes dans des scènes de genres flamandes où des nains, vêtus comme des humains, dansent, jouent de la musique, boivent et mangent. Ainsi, la juxtaposition de ces nains avec ces animaux surdimensionnés, alliant grotesque et fantastique, est une volonté du peintre de caricaturer les travers de la société de l’époque.

Traitées avec subtilité et humour, les peintures de Faustino Bocchi sont une satire des mœurs de la société des XVIIe et XVIIIe siècles ayant pour objet de dénoncer les vices, les sottises et  les défauts des hommes et ont aussi pour rôle de « corriger les mœurs par le rire ».

 

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