Vue des environs de Montmorency, Les baigneuses

 

Jean-François Hue (Saint-Arnould en Yvelines, 1751 – Paris, 1823)

 

Vue des environs de Montmorency, baigneuses

 

 

Huile sur toile : 74 cm x 91 cm

 

Signée en bas à droite : J.F Hue

 

 

Circa 1785

 

 

Provenance :

- Ancienne Collection Cailleux.

- Collection Privée, Paris.

 

Expositions :

- Galerie Cailleux, Des Monts et des Eaux, Paysages de 1715 à 1850, Paris,  23 septembre – 30 octobre, 1980.

- Galerie Cailleux, Des Monts et des Eaux, Paysages de 1715 à 1850, Genève, 17 novembre – 17 janvier, 1981.

 

Bibliographie :

- Marianne Roland Michel, Des Monts et des Eaux, Paysages de 1715 à 1850, Galerie Cailleux, Paris, 1980, n°11.

 

 

 

Agréé à l’Académie royale de peinture, le 25 novembre 1780, Hue est reçu comme peintre de paysage, le 30 novembre 1782, avec pour morceau de réception Vue prise dans la forêt de Fontainebleau (conservé au Musée National de Fontainebleau).

Après avoir reçu des leçons de Joseph Vernet, il se spécialise dans le paysage et les marines.

Hue expose une première fois en 1779 à Montpellier deux paysages, avant d’accrocher  régulièrement ses œuvres à Paris au Salon à partir de 1781 et ceci jusqu’en 1822.

Les beaux-arts lui passent commande d’une série des Ports de la République, qui fait suite à celle de Vernet. Hue les expose au Salon de 1793 à 1800 et ils demeurent son titre de gloire. Ces tableaux sont conservés pour la plupart au Musée de la Marine à Paris.

Aujourd’hui les œuvres de Jean-François Hue sont présentes au Musée de Compiègne, au château de Versailles ou encore au Musée du Louvre.

 

Au XVIIIe siècle, le goût pour la nature et les écrits des philosophes jouent un rôle important dans l’inspiration des artistes.

Les paysages peints par Hue, sont tout à fait en accord avec cette nouvelle aspiration Rousseauiste pour une nature idéalisée et libre, en opposition avec les jardins à la française en vogue depuis le XVIIe siècle à l’exemple de Vaux-le-Vicomte ou de Versailles. Hue décrit dans notre tableau, le parfait reflet de son talent de paysagiste. En effet, il représente un paysage où la nature est luxuriante, où la rêverie prend place et son cadre a pour seul but de servir d’écrin à une scène animée.


Quatre jeunes filles se baignent dans un ruisseau encadré au premier plan, par une nature verdoyante composée de souches d’arbres et de rochers. Le château situé à l’arrière-plan est sans doute celui du « Petit Montmorency ». Trois dessins nous permettent de faire ce rapprochement. Le premier d’entre eux est un dessin de Sylvestre Israël (1621–1691) représentant le  Parc de Montmorency, vue du château et de la pièce d’eau » (conservé au Louvre sous le numéro d’inventaire : INV3304931) le second, une Elévation de la façade de la maison de Mr le Brun à Montmorency appartenant à Mr Crozat le jeune (gravure de Mariette, XVIIIe, conservée au Musée Jean-Jacques Rousseau), et le troisième, une vue de la Façade occidentale du Petit Montmorency (conservée au Musée Jean-Jacques Rousseau).  L’artiste a aimé peindre cette campagne proche de Paris, puisqu’il expose régulièrement au Salon de 1783 à 1785 plusieurs paysages des environs de Montmorency.